Comprendre · Le problème

Les chiffres, et ce qu'ils valent

Combien d'enfants sont victimes ? À quel âge ? Par qui ? Les violences sexuelles faites aux enfants se mesurent mal — aucune enquête ne les compte en temps réel. Nous présentons ici les chiffres les plus solides, en indiquant à chaque fois leur source, ce qu'ils mesurent exactement, et leur niveau de preuve.

01

L'ampleur

Ce que mesurent les grandes enquêtes nationales.

Enquête représentative de la population
chaque année
160 000
enfants subiraient des violences sexuelles chaque année — environ un toutes les 3 minutes.
CIIVISE 2023 · d'après VIRAGE-INED
sur une vie
2 à 3 / classe
sur 25 à 30 élèves, 2 à 3 auront subi des violences sexuelles avant 18 ans.
CIIVISE 2023 · d'après VIRAGE-INED
sur une vie
5,4 millions
d'adultes en France, soit ≈ 1 sur 10 (14,5 % des femmes, 6,4 % des hommes).
CIIVISE 2023 · VIRAGE-INED
sur une vie
1 sur 2
des victimes n'en a jamais parlé à personne — et près de 2 garçons sur 3.
INED n°612 (2023) · Inserm-Ciase 2021
Comprendre ce qui est mesuré
Violences sexuelles subies avant 18 ans, au sens large : viols, tentatives, agressions et atteintes sexuelles, mais aussi exhibition, propos ou images, sollicitation. Issu d'enquêtes auprès d'adultes (prévalence sur la vie) ; le « 160 000 par an » en est une transposition annuelle estimée, pas un comptage.
02

De quels actes parle-t-on ?

Ces chiffres recouvrent des actes très différents — du harcèlement au viol. Voici comment ils se répartissent.

Ordres de grandeur · retraitement VIRAGE
≈ 7 sur 10
≈ 70 %
avec contact physique : viols, tentatives, attouchements imposés.
≈ 3 sur 10
≈ 30 %
sans contact : exhibition, propos ou images, sollicitation.

Au sein des violences avec contact

FillesGarçons

Viol (et tentative)

≈ 40 %
≈ 47 %

Agression sexuelle (attouchement)

≈ 60 %
≈ 53 %

À lire : parmi les violences avec contact, environ 4 sur 10 chez les filles et 1 sur 2 chez les garçons sont des viols ; le reste, des attouchements.

Définitions légales (Code pénal)
Viol(art. 222-23) Toute pénétration sexuelle (vaginale, anale, buccale) ou acte bucco-génital imposé. Sur un mineur de moins de 15 ans (ou 18 en cas d'inceste), c'est un viol même sans avoir à prouver la contrainte (loi 2021). Inclut juridiquement la tentative.
Agression sexuelle(art. 222-22) Attouchement ou caresse à caractère sexuel sans pénétration, imposé.
Atteinte sexuelle(art. 227-25) Acte sexuel sans violence sur un mineur de moins de 15 ans (ou 18 en cas d'inceste) : le « consentement » de l'enfant n'a pas de valeur juridique.
Violences sans contact(art. 222-32, 222-33, 227-22 à 227-24) Exhibition, harcèlement sexuel, corruption de mineur, sollicitation et exposition à la pornographie.
Inceste(art. 222-22-3) Pas un acte distinct mais une qualification qui s'ajoute au viol, à l'agression ou à l'atteinte selon le lien de l'auteur (ascendant, fratrie, oncle/tante…).
Comprendre ce qui est mesuré
Avec / sans contact : ordres de grandeur d'après le retraitement de l'enquête VIRAGE-INED 2015 — la distribution fine par type est rarement publiée, à manier avec prudence. Viol / agression : part de viols parmi les violences avec contact, par sexe — INED, Population & Sociétés n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021. Le « viol » inclut la tentative (même qualification juridique). L'« atteinte sexuelle » est une catégorie juridique mal captée par les enquêtes de prévalence.

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03

Quand commencent les violences sexuelles ?

Âge à la première agression sexuelle.

Enquête représentative de la population
≈ 40 %
des premières agressions sexuelles ont lieu avant 11 ans.
≈ 75 %
ont lieu avant 15 ans — la grande majorité avant l'adolescence.
FillesGarçons

Avant 5 ans

8,0 %
4,7 %

6 à 10 ans

33,6 %
32,7 %

11 à 14 ans

31,1 %
40,9 %

15 à 17 ans

27,3 %
21,7 %

À lire : dans la famille, c'est encore plus tôt — avant 11 ans pour plus d'1 fille sur 2 et plus de 6 garçons sur 10.

Comprendre ce qui est mesuré
Âge à la première violence sexuelle au sens strict (avec contact : attouchements ou viols/tentatives imposés), déclaré par des adultes interrogés sur leur enfance, toutes sphères confondues. Source : INED, Population & Sociétés n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021 (≈ 28 000 personnes). Exclut exhibition et propos (sans contact).
04

Et en Ariège ?

Rapportés à notre département, ces ordres de grandeur deviennent concrets.

Extrapolation NPS, à partir de données représentatives
≈ 365 / an
enfants victimes de violences sexuelles en Ariège — environ un enfant chaque jour.
12–17 000
adultes survivants vivant aujourd'hui en Ariège (≈ 11 % de la population).
≈ 49 000
personnes directement touchées, victimes et proches — près d'un Ariégeois sur trois.

Source : Extrapolation Notre Puissant Son, taux nationaux (CIIVISE 2023) appliqués à la population ariégeoise (INSEE 2022 : ≈ 153 000 habitants, dont ≈ 27 800 mineurs). Ordres de grandeur, pas un comptage local.

05

Qui est victime, qui agresse ?

Les victimes sont surtout des filles ; les agresseurs, presque toujours des hommes.

Enquête représentative de la population
96 %
des agresseurs sont des hommes — 96,5 % pour les filles, 89,7 % pour les garçons.
les victimes
≈ 70 %
des victimes sont des filles ; environ 30 % sont des garçons.
CIIVISE 2023 · INED n°612
un agresseur connu
≈ 9 sur 10
l'agresseur est un proche de l'enfant — famille ou entourage, rarement un inconnu.
INSEE-ONDRP · enquêtes de victimation
Comprendre ce qui est mesuré
Sexe de l'agresseur, calculé parmi les violences sexuelles au sens strict commises au sein de la famille. Source : INED n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021. Le « 9 sur 10 » porte sur les viols et tentatives à auteur connu (enquêtes de victimation INSEE-ONDRP, représentatives). La répartition victimes filles/garçons (≈ 70 % / 30 %) est déduite de la prévalence (14,5 % des femmes, 6,4 % des hommes ; CIIVISE 2023) ; pour les viols, la part des filles est encore plus élevée (≈ 80 %).
06

Dans la famille, ou non ?

Enquête représentative de la population
FillesGarçons

De la famille (inceste élargi)

36 %
22 %

Un proche de la famille

17 %
12 %

Hors famille

47 %
66 %

À lire : en comptant la famille et les proches, c'est environ la moitié des violences sexuelles pour les filles et un tiers pour les garçons — et la quasi-totalité quand l'enfant est très jeune.

Comprendre ce qui est mesuré
Répartition des personnes ayant subi des violences sexuelles au sens strict (avec contact) avant 18 ans selon le lien avec l'agresseur. « Famille » = inceste élargi : parent, beau-parent, frère/sœur, oncle/tante, cousin, grand-parent. Source : INED n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021.
07

Dans la famille, qui ?

Le profil de l'agresseur intra-familial diffère nettement selon le sexe de l'enfant.

Enquête représentative de la population
FillesGarçons

Père ou beau-père

33 %
21 %

Frère

14 %
22 %

Oncle

18 %
17 %

Cousin

14 %
18 %

Grand-parent et autres proches (reliquat)

≈ 21 %
≈ 23 %

À lire : pour les filles victimes de violences sexuelles, d'abord le père ou le beau-père (1 cas sur 3). Pour les garçons, d'abord un frère ou un cousin — souvent un mineur ou un jeune adulte. 

Comprendre ce qui est mesuré
Lien de parenté, calculé parmi les violences sexuelles au sens strict commises au sein de la familleinceste élargi (famille y compris cousins, au-delà de la définition légale) — avant 18 ans. L'enquête isole quatre profils (père/beau-père, frère, oncle, cousin) ; les grands-parents ne sont pas chiffrés à part : la barre « grand-parent et autres » correspond au reliquat (≈ 20 %). Source : INED, Population & Sociétés n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021.
08

Inceste : les enfants les plus jeunes

Plus l'agresseur est proche, plus l'enfant est jeune au moment des faits. Et, dans la famille, la violence faite aux garçons est plus souvent un viol.

Enquête représentative de la population

Des victimes plus jeunes (âge à la première violence)

dans la famillefillesgarçons
avant 11 ans≈ 55 %≈ 61 %
11 à 14 ans≈ 31 %≈ 29 %
15 à 17 ans≈ 14 %≈ 10 %
hors famillefillesgarçons
avant 11 ans≈ 28 %≈ 29 %
11 à 14 ans≈ 31 %≈ 46 %
15 à 17 ans≈ 42 %≈ 26 %

À lire : dans la famille, plus de la moitié des enfants ont moins de 11 ans lors de la première violence (≈ 55 % des filles, ≈ 61 % des garçons). Hors de la famille, c'est bien plus tard, souvent à l'adolescence. L'inceste frappe les plus jeunes — filles comme garçons.

Et, pour les garçons, plus souvent un viol (part de viols parmi les violences avec contact)

dans la famillefillesgarçons
viol (et tentative)≈ 41 %≈ 65 %
agression (attouchement)≈ 59 %≈ 35 %
hors famillefillesgarçons
viol (et tentative)≈ 43 %≈ 39 %
agression (attouchement)≈ 57 %≈ 61 %

À lire : dans la famille, la violence faite à un garçon est un viol dans ≈ 65 % des cas, contre ≈ 39 % hors famille. Pour les filles, la part de viols ne change quasiment pas (≈ 41 % vs 43 %) : l'inceste les frappe surtout plus jeunes, et non plus souvent par un viol.

Comprendre ce qui est mesuré
Deux mesures parmi les violences sexuelles avec contact, selon le sexe et le lien avec l'agresseur. On ne montre ici que les deux extrêmes — « dans la famille » (inceste élargi) et « hors famille » ; la situation intermédiaire « proche de la famille » n'est pas reprise ici. Source : INED, Population & Sociétés n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021 (Tableau 1). « Avant 11 ans » regroupe « avant 5 ans » et « 6-10 ans ». Ne porte que sur les violences avec contact.
09

Dans le monde ? 

La France n'est pas une exception : ses niveaux sont cohérents avec l'Europe de l'Ouest.

Enquêtes représentatives de la population
FillesGarçons

Monde

≈ 20 %
≈ 14 %

Suisse (contact)

22 %
8 %

France

14,5 %
6,4 %

À lire : l'Europe de l'Ouest se situe autour de 9,6 % des mineurs (OMS Europe). Ni problème « importé », ni spécificité française — un fait social massif et partagé.

Comprendre ce qui est mesuré
Violences sexuelles subies avant 18 ans, mais avec des définitions qui varient selon les sources — d'où une comparaison à manier avec prudence. The Lancet / IHME (2025) : analyse mondiale (GBD), 204 pays, tout acte sexuel non consenti — plutôt sens large ; sous-estimation probable. Optimus Suisse (2011) : sens strict (avec contact). France, CIIVISE (2023) : sens large.
10

Et après ? Les conséquences sur la santé

Les violences sexuelles subies dans l'enfance pèsent sur la santé mentale, souvent toute la vie.

Synthèse de méta-analyses — preuves robustes
× 2,7
de risque de dépression à l'âge adulte (association).
Hailes · Lancet Psychiatry 2019
× 2,7
de risque de troubles anxieux et d'angoisses.
Hailes · Lancet Psychiatry 2019
× 1,9
de risque de tentative de suicide.
Hailes · Lancet Psychiatry 2019
× 1,7
de risque d'addiction (alcool, drogues).
Hailes · Lancet Psychiatry 2019

À lire : s'y ajoute un risque accru de stress post-traumatique (× 2,3) — l'un des effets les mieux établis : dans les cohortes suivies, près de 4 victimes sur 10 développent un état de stress post-traumatique.

Comprendre ce qui est mesuré
Synthèse de 19 méta-analyses (≈ 4 millions de personnes ; Hailes, Yu, Danese & Fazel, The Lancet Psychiatry, 2019) reliant les violences sexuelles avant 18 ans à des effets de santé. Les chiffres sont des odds ratios (ampleur de l'association), pas une causalité démontrée. La solidité des preuves varie : élevée pour le stress post-traumatique et les addictions, plus faible pour la dépression et l'anxiété — d'où le « associé à », jamais « provoque ».
11

Le risque de subir de nouvelles violences

Avoir été victime dans l'enfance fragilise face à de nouvelles violences sexuelles plus tard. Ce n'est ni une fatalité, ni une responsabilité de la victime.

Synthèse de méta-analyses — preuves robustes
≈ 48 %
des personnes victimes de violences sexuelles dans l'enfance subissent une nouvelle agression sexuelle plus tard dans la vie.
Walker et al., méta-analyse, 2019
× 1,9
de risque de revictimisation sexuelle à l'âge adulte (association).
Hailes · Lancet Psychiatry 2019

À lire : le trauma (dissociation, sidération, perte des signaux d'alerte) crée une vulnérabilité — jamais une responsabilité. C'est précisément ce qu'un entourage d'adultes formés peut interrompre.

Comprendre ce qui est mesuré
Méta-analyse de la revictimisation sexuelle (Walker, Freud, Ellis, Fraine & Wilson, Trauma, Violence & Abuse, 2019), échantillons majoritairement occidentaux. Le ≈ 48 % est la part des victimes de violences sexuelles dans l'enfance qui subissent une nouvelle agression sexuelle (adolescence ou âge adulte). C'est une association statistique, pas une fatalité.
12

D'où viennent ces chiffres ?

Le niveau de preuve, le vocabulaire et les façons de mesurer — pour tout lire avec les bonnes clés.

Les pastilles : niveaux de preuve
Données scientifiques robustes — enquête représentative de la population (mesure une fréquence réelle) ou synthèse de méta-analyses.
Extrapolation NPS — un calcul appliqué à l'Ariège à partir de données nationales représentatives.
Définitions légales (Code pénal)
Viol(art. 222-23) Toute pénétration sexuelle (vaginale, anale, buccale) ou acte bucco-génital imposé. Sur un mineur de moins de 15 ans (ou 18 en cas d'inceste), c'est un viol même sans avoir à prouver la contrainte (loi 2021). Inclut juridiquement la tentative.
Agression sexuelle(art. 222-22) Attouchement ou caresse à caractère sexuel sans pénétration, imposé.
Atteinte sexuelle(art. 227-25) Acte sexuel sans violence sur un mineur de moins de 15 ans (ou 18 en cas d'inceste) : le « consentement » de l'enfant n'a pas de valeur juridique.
Violences sans contact(art. 222-32, 222-33, 227-22 à 227-24) Exhibition, harcèlement sexuel, corruption de mineur, sollicitation et exposition à la pornographie.
Inceste(art. 222-22-3) Pas un acte distinct mais une qualification qui s'ajoute au viol, à l'agression ou à l'atteinte selon le lien de l'auteur (ascendant, fratrie, oncle/tante…).

Les périmètres de mesure

Violences sexuelles au sens strictIl y a eu contact physique : au minimum un attouchement (inclut viols et tentatives).
Violences sexuelles au sens largeOn y ajoute les violences sans contact : exhibition, propos ou images à caractère sexuel, sollicitation.
Inceste au sens strictLa définition légale française : ascendant, frère/sœur, oncle/tante, neveu/nièce, ou leur conjoint ayant autorité sur l'enfant.
Inceste élargiOn y ajoute cousins et autres figures de la famille — la définition retenue par la plupart des enquêtes.

Non mesuré, mais bien réel — le climat incestuel. Ces enquêtes comptent des actes. Le psychiatre et psychanalyste Paul-Claude Racamier a, lui, décrit l'incestuel (1995) : un climat familial d'emprise et de confusion des places — « un climat où souffle le vent de l'inceste, sans qu'il y ait inceste » —, l'empreinte de l'inceste sans qu'un acte sexuel caractérisé ait nécessairement eu lieu. Faute d'acte identifiable, il échappe aux chiffres de cette page ; il n'en est pas pour autant anodin, Racamier le décrivant comme potentiellement pathogène pour l'enfant, et comme pouvant constituer le terrain d'un passage à l'acte incestueux au sein de la famille.

À retenir : les violences sexuelles sans contact ne sont pas anodines. En population générale, elles sont elles aussi associées à une dégradation considérable de la santé mentale et de la qualité de vie des adolescents (Landolt, Schnyder, Maier & Mohler-Kuo, Psychotherapy and Psychosomatics, 2016).

Deux façons de mesurer

● Mesure robuste

Violence sexuelle caractérisée

On décrit des actes précis et on demande s'ils ont eu lieu : « t'a-t-on imposé des attouchements, une pénétration… ? ». La personne n'a pas à se qualifier de « victime ».

→ VIRAGE-INED, Inserm-Ciase, Santé publique France. Comparable, reproductible.

● Mesure sensible à la formulation

Violence sexuelle auto-déclarée

On demande directement : « vous considérez-vous victime d'inceste ? ». Le répondant décide seul de ce que le mot recouvre.

→ Sondages Ipsos / Face à l'inceste. Capte l'évolution de la parole, plus fragile en valeur absolue.

Conséquence : le « 11 % » d'Ipsos (auto-déclaré) et le « ≈ 10 % » de la CIIVISE (caractérisé) ne mesurent pas la même chose — on ne peut pas les comparer directement.

Le détail de nos sources

CIIVISE 2023 synthétise les grandes études (surtout VIRAGE-INED, 27 268 personnes). Le « 160 000/an » et le « 2 à 3 par classe » en sont des transpositions, pas des comptages directs.
Deux CIIVISE à ne pas confondre : d'un côté cette synthèse d'enquêtes représentatives, que nous utilisons pour les fréquences ; de l'autre les 30 000 témoignages recueillis par appel public — précieux pour les parcours, mais non représentatifs : ce sont des personnes qui ont fait la démarche de témoigner, pas un échantillon tiré au sort. Nous n'utilisons jamais ces témoignages pour un pourcentage.
• Âge et agresseurs : INED, Population & Sociétés n°612 (2023), enquête Inserm-Ciase 2021.
• Conséquences sur la santé : Hailes, Yu, Danese & Fazel, umbrella review de 19 méta-analyses (≈ 4 millions de personnes), The Lancet Psychiatry (2019).
• Comparaison mondiale : The Lancet / IHME (2025).
• Revictimisation : Walker et al., méta-analyse, Trauma, Violence & Abuse (2019).

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Chercheurs, cliniciens, statisticiens, épidémiologistes — Notre Puissant Son veut produire des données rigoureuses sur le terrain ariégeois, là où la France manque encore d'une mesure directe. Rejoignez notre démarche scientifique.

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